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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 10:26

Ma communale avait raison

Georges Coulonges

 

Ed. Presses de la Cité. Novembre 1999

Avec la verve et la sensibilité que lui connaissent ses lecteurs, Georges Coulonges nous entraîne à sa suite dans cette vie qui se lit comme un roman. Peut-être parce qu'elle en est un : jeunesse marquée par l'école, la forêt, le lac de Lacanau et l'Océan où arrivent les " congés payés " de 1936, rêve de l'école normale détruit par la guerre, travail de quatre années dans les bois, création d'un groupe de Résistance. Voici la Libération. Georges Coulonges exerce " tous les métiers des gens sans métier ". Il devient bruiteur à la radio de Bordeaux, puis animateur, comédien fêté sur toutes les scènes, toutes les estrades. 1957. Georges Coulonges monte à Paris. Il est auteur de chansons, de théâtre, de télévision, de romans… Dans ces milieux si différents dont il fait ici le tableau, il mène une existence fourmillante. A ses côtés, nous rencontrons des interprètes, des amis aussi divers que Jean Ferrat, Jean-Louis Barrault, Siné, Patachou, Francis Lemarque, Silvia Monfort, Ray Ventura et bien d'autres, moins connus, mal connus dont Georges Coulonges, à l'aide d'anecdotes vécues, fait des portraits vivants et pittoresques, marqués du sceau de l'authenticité : comme l'auteur, comme l'homme Coulonges. Un auteur, un homme qui, se souvenant des morales écrites jadis au tableau noir de son école primaire, toutes expériences faites, persiste et signe : " Ma communale avait raison. "

 

Une vie entre l’école laïque -pour laquelle il y a un grand respect- la résistance au cours de la guerre de 39/40, la radio provinciale Bordeaux, le théatre, la chanson, la télé, le parti communiste et j’en passe…

Très sûr de lui, l’auteur donne sur les personnes qu’il n’a pas appréciées, un avis tranchant.

                                                                                               CDC de Marie-Rose

 

 

La nuit tombée

Antoine Choplin

 

Ed. La Fosse aux Ours. Août 2012

Un homme sur une moto, à laquelle est accrochée une remorque bringuebalante, traverse la campagne ukrainienne. Il veut se rendre dans la zone interdite autour de Tchernobyl. Il a une mission. Le voyage de Gouri est l'occasion pour lui de retrouver ceux qui sont restés là et d'évoquer un monde à jamais disparu où, ce qui a survécu au désastre, tient à quelques lueurs d'humanité.

 

Tchernobyl et les villes fantômes environnantes. Un homme qui est  parti depuis 2 ans et qui continue de penser à ceux qui sont restés (dont un « nettoyeur » très malade) décide de retourner pour récupérer une porte décorée de sa fille décédée.

Très grande économie de mots. Roman très court mais on peut en parler longtemps. Impression de quotidien dramatique mais puissance des sentiments et questions que ça pose. Roman pas triste malgré le sujet, magnifique d’humanité.

                                                                          CDC de Marie-Claude et Laurence

 

Les désorientés

Amin Maalouf

 

Ed. Grasset. Septembre 2012

Cela fait vingt-cinq ans qu’Adam n’est pas retourné dans son pays natal. Vingt-cinq ans qu’il vit à Paris, où il est un historien reconnu.
Une nuit, il est réveillé par la sonnerie du téléphone. L’appel vient du pays où il est né et où il a grandi. L’un de ses plus proches amis de jeunesse est à l’agonie. Il s’appelle Mourad, et avant de mourir, il voudrait revoir Adam, avec lequel il est brouillé depuis toutes ces années.
Alors, sans réfléchir, Adam prend le premier avion. Après des décennies d’absence, le revoici au pays de ses origines, un pays d’Orient aux montagnes couleur de lait. Ce grand intellectuel qui avait choisi l’exil retrouve soudain les lieux et les gens qu’il avait quittés sans se retourner. Peu à peu, le passé refait surface. Adam se souvient de Naïm, de Bilal, d’Albert et de Ramez, il se souvient des nuits passées à débattre passionnément, il se souvient de la guerre.
Il s’installe chez la belle Sémiramis, et soudain, c’est l’heure du bilan. Que sont-ils tous devenus ? De l’islamiste « fréquentable » à l’ingénieur devenu moine, du magnat des affaires au politicien véreux, les amis de jeunesse ont suivi des voies différentes, et certains d’entre eux ont à présent les mains sales. Que faut-il préférer ? La pureté de l’exil ou l’engagement qui corrompt ? Le courage n’est pas toujours là où l’on croit… L’amour et l’amitié, les idéaux et les compromissions, la politique, le désir, la trahison, c’est à tout cela qu’Adam se confronte au cours de ce voyage, avant de rencontrer son destin…

 

Résurgence de l’adolescence pour comprendre pourquoi les choses ont tourné comme ça. Analyse des situations différentes. Point de vue de l’auteur sur chacun de ses amis. Pourquoi.

                                                                                                CDC de Simone

 

 

 

Le retour aux Alizés

Martine Delomme

 

Ed. Belfond. Juin 2011

Juliette Leroux, expatriée au Canada depuis trois ans, revient aux Alizés, le domaine viticole familial, pour assister aux obsèques de son ex-mari. Isabelle, sa fille, gère de main de maître le vignoble qu’elle lui avait confié avant son départ. Mais celle-ci l’accueille avec des sentiments mitigés alors que Juliette trouve plus de réconfort chez son ami d’enfance, Nicolas Frémont, maire de la commune de Saint-Louis et entrepreneur associé de son ex-mari. Il lui confie que la société connaît une situation financière catastrophique, le défunt ayant engagé des fonds importants pour l’acquisition d’un terrain. Mais à quelles fins ? C’est en triant ses papiers que Juliette fait alors une découverte extraordinaire qui la pousse à retarder son retour à Montréal, où l’attend l’homme qu’elle aime. Le terrain recèle en réalité un trésor : des sources thermales de l’époque romaine. Nicolas et Juliette décident de reprendre à leur compte le projet de création d’un centre de thermalisme, projet qui pourrait bien relancer l’économie d’une région frappée par la crise. Très rapidement, l’entreprise suscite l’opposition farouche de certains locaux qui défendent la promotion de leur vignoble. Dès lors, la vie de Juliette et de ses proches risque d’être bouleversée…

 

L’héroïne se remarie, part au Canada et laisse la ferme à sa fille. Son mari l’appelle au secours pour une aide administrative. En rangeant les affaires de ce dernier, sa femme trouve une idée formidable : la création d’un centre de thérapie très grand (La Source). Alors commence un combat entre l’eau et le vin, une véritable révolution dans la commune.

                                                                                                      CDC de Simone

 

 

Deux générations dans la débine

Jean-François Laé - Numa Murard

 

Ed. Bayard Culture. Janvier 2012

Il y a plus de trente ans, les deux sociologues avaient mené un travail de terrain inédit sur une cité du Nord de la France en pleine mutation économique et sociale. La fragilisation était déjà visible mais nul ne pouvait encore prévoir l’ampleur qu’elle prendrait. Trente ans plus tard, la situation sociale de notre pays décida les deux auteurs à retourner sur les lieux de leur première enquête et à retrouver la trace des individus et des familles rencontrées alors.
C’est ce « retour sur enquête » qui fit naître ce livre, qui voudrait donner à lire ces histoires de pauvreté ordinaire, de parcours chaotiques en ruptures familiales, de fuite devant les huissiers et de lutte contre la radiation de l’assurance chômage. A travers les histoires de Pascale, Papi, Jeanine, se dessine une image non misérabiliste mais pour autant peu optimiste de la situation des plus faibles en France. Comment les générations successives font-elles face à cette réalité, quelles armes utilisent-elles ? Loin de poser des certitudes, ce travail inédit voudrait rompre avec une image homogène d’un groupe social. Rompre également avec cette idée qu’il n’y a plus rien à dire sur les pauvres fantômes d’un monde industriel disparu.

 

Une cité de transit est devenue un lieu hyper-résidentiel. Intéressant car vision très décalée sur les idées reçues. Stratégie de survie dans un quotidien difficile. L’auteur ne prétend pas avoir la vérité. Travail qui réconcilie avec les universitaires.

                                                                                            CDC de Marie-Claude

 

Madame Bâ

Erik Orsenna

 

Ed. Fayard. Avril 2003

Née le 10 août 1947 à Médine, dans la région de Kayes, au nord-ouest du Mali, Marguerite Bâ, née Dyumasi, est institutrice. Désireuse de retrouver son petit-fils happé par le démon du football, elle a sollicité le droit de pénétrer sur le territoire français et vient de se faire refuser sa demande de visa. D'aucuns auraient aussitôt déclaré forfait, mais Madame Bâ est tenace. Si on lui déclare la guerre, elle fait front. Celle qui parle aussi bien la langue de Molière que celle de Papa Madi-Kaama, prince des érudits soninkés, décide de s'adresser directement au Président de la République française. « Comment, sans me connaître, pouvez-vous décider de me fermer ou de m'ouvrir les portes de la France ? », s'emporte-t-elle. Refusant de résumer son identité à de simples croix griffonnées dans les carrés du formulaire de demande de visa 13-0021, elle entreprend de répondre, à sa manière, aux questions élaborées par l'administration française. « La vie est une, Monsieur le Président. Qui la découpe en petits morceaux n'en peut saisir le visage. Que sait du désert celui qui ne regarde qu'un grain de sable ? » S'ensuit le récit de sa propre histoire…  

     

L’histoire d’une africaine qui veut venir en France rechercher son fils qui fait du foot. Elle a bien sûr besoin d’un visa. L’auteur décrit cette femme d’après ce visa : le nom, la profession, les enfants…

                                                                                                  CDC d’Anne-Marie 

 

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Published by mediatheque-devecey.over-blog.com - dans Comité de lecture
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